Paris… s’approprier la ville

 

Avec les apprenants du groupe Restauration, niveau A1.1.

Avec ce groupe, nous n’avons encore jamais travaillé par équipe, ni fait d’atelier créatif. Alors, quand ils me voient arriver avec de grandes feuilles de papier blanc, quand ils doivent « casser » l’organisation habituelle de la salle de cours pour créer des espaces de travail collectif , je les sens partagés entre curiosité et inquiétude.

 

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Déjà, lors de différentes séances, nous avons évoqué Paris : les lieux où ils vivent, ceux où ils travaillent, principalement dans le treizième arrondissement, ceux qu’ils visitent. Ces derniers sont rares. La tour Eiffel ? Certains la voient de la fenêtre de leur logement, en haut d’une tour du quartier, d’autres l’ont observée d’en bas, un jour de repos, mais aucun n’y est monté. Trop de monde, trop d’attente, la crainte du vertige parfois. Le Louvre ? Intimidant. Notre-Dame ? De l’extérieur, là encore.

Cette séance va donc être consacrée à s’approprier sa ville en se repérant sur le plan de Paris accroché au mur, en y retrouvant les lieux et les monuments emblématiques. Les gommettes sont là pour faciliter cette reconnaissance, pour reconstituer une carte de la capitale et contourner les difficultés d’expression.

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Et c’est avec sérieux et concentration qu’ils s’y attellent,  deux heures durant, apportant des touches personnelles : les wagons du métro deviennent des autobus qui font le tour de la ville, les personnages prennent vie, et faute de gommettes appropriées on dessine les contours du CAC, d’une gare, d’un jardin… Les erreurs elles-mêmes ne manquent pas de charme quand les escalators du Centre Pompidou sont perçus comme ceux du métro.

À la fin de la séance, c’est avec fierté que chaque groupe photographie son travail et le présente aux autres.

Voici la fiche pédagogique proposée par Joëlle!

Projet mené par Joëlle Aluce.